Les effets du stress sur notre corps

 

Vous avez l’impression de courir du matin au soir, d’être sur-sollicité ?

Votre mental tourne en rond, surtout la nuit ?

Il vous arrive de vous sentir fatigué et sans énergie, de plus en plus souvent ?

Vous avez du mal à vous concentrer ?

 

Tous ces symptômes sont les conséquences du stress chronique sur notre corps. Dans cet article, vous allez comprendre la façon dont votre corps réagit au stress et apprendre comment le rendre plus résistant et comment mieux gérer les situations stressantes.

 

La phase d’alarme - la réaction immédiate

Le corps humain est très bien fait. A l’origine, la réaction immédiate de notre corps face à un stress aigu est là pour nous sauver la vie. Face à une agression physiologique (comme par exemple un accident) ou psychologique (une peur subite par exemple), notre corps libère de l’adrénaline pour concentrer toute son énergie sur les fonctions vitales : cœur, muscles, cerveau et poumons. D’autres fonctions secondaires à ce moment-là, telles que l’irrigation de la peau ou la digestion, diminuent ou s’arrêtent temporairement. Nous avons tous déjà vécu ces phénomènes de stress aigu : palpitations, transpiration subite, intestins noués…

Ceci est la phase d’alarme qui permet à tous les mammifères supérieurs de décider très rapidement s’il vaut mieux fuir ou faire face au danger…

 

La phase de résistance - on essaye de faire face

Ensuite, dans la seconde chaîne de réaction, le système nerveux libère plusieurs hormones dont le cortisol (surnommé l’hormone de stress) qui se résorbe beaucoup moins vite que l’adrénaline. En cas de de stress prolongé ou répétitif, l’organisme entre dans la phase de résistance. Le cortisol n’a plus le temps de se résorber et un déséquilibre hormonal s’installe, pouvant entrainer divers troubles ou des maladies psychosomatiques : baisse du système immunitaire, baisse de la libido, insomnie, problèmes de concentration et de mémoire, troubles respiratoires, cardio-vasculaires, digestifs, cutanés ou neurologiques. A noter également que l’affaiblissement du système immunitaire à cause d’un stress chronique accroît le risque de développer une maladie grave comme le diabète, un cancer ou une maladie auto-immune…

 

 

Nous ne sommes pas tous égaux face au stress : chacun possède son propre seuil de tolérance qui détermine sa « résistance » au stress. Ce seuil se construit dès l’enfance, selon notre type de personnalité, les expériences vécues, ainsi que notre mode de vie. C’est notre « coloration émotionnelle » qui détermine notre capacité à voir un stress comme un défi, ou au contraire comme une menace. Une adaptation réussie crée un sentiment d’épanouissement et de fierté, contrairement à une inadaptation qui crée un sentiment de détresse et d’échec. Toute expérience s’inscrit dans notre mémoire et influence notre aptitude à gérer les futures expositions au stress.

 

 

 

La phase d’épuisement – on craque

Lorsque la phase de résistance dure trop longtemps, il suffit d’un choc ou d’un stress aigu pour que l’on franchisse son seuil de tolérance – on bascule alors dans la phase d’épuisement. À ce stade, il n’y a plus de volonté ni d’énergie pour pouvoir continuer à se battre. Cette décompensation peut mener à la dépression ou à des troubles de l’anxiété. Il peut même y avoir une décompensation d’ordre psychotique (hallucinations, paranoïa, schizophrénie…). Les conséquences sont très lourdes, avec un très fort impact sur la vie de la personne concernée ainsi que celle de ses proches.

C’est pour cela qu’il est primordial d’identifier si l’on se trouve déjà en phase de résistance, et si jamais c’est le cas, de tout mettre en place pour ne pas basculer en phase d’épuisement.

 

Que faire pour s’en sortir ?

La bonne nouvelle est que vous pouvez augmenter votre tolérance au stress de multiples façons :

  • Veillez à instaurer un sommeil régulier, une alimentation saine et une activité sportive régulière pour renforcer votre corps et votre système immunitaire. Une mauvaise hygiène de vie accroît la sensibilité au stress.

  • Ne ratez jamais une occasion pour rire ! Rire est excellent pour la santé : quand vous riez, votre corps sécrète des endorphines, qui réduisent les excès d’adrénaline et de cortisol générés par le stress. Rire est donc une véritable arme anti-stress.

  • Ayez le réflexe de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

  • Apprenez à accepter ce que vous ne pouvez changer.

  • Sachez recharger vos batteries, autant pour votre corps que pour votre esprit

  • Vivez dans l’instant présent, car c’est l’unique moment où vous pouvez agir.

 

Vous allez penser que c’est facile à dire, mais… comment faire ?

 

La sophrologie peut vous aider

 

La première arme contre le stress est la respiration. C’est la seule fonction vitale que nous pouvons influencer volontairement (contrairement aux battements du cœur, ou au flux sanguin par exemple), et c’est donc la « porte d’entrée » pour agir sur nos émotions.                            Il y a beaucoup de techniques de respiration différentes, allant de la respiration calmante jusqu’à une respiration énergisante. Lorsque nous nous sentons stressés, quelques respirations calmantes nous aident immédiatement à freiner notre mental qui s’emballe, à prendre de la distance avec les évènements en centrant notre attention sur notre corps, et finalement à réduire notre fréquence cardiaque. Ceci nous aide à rester calme, et à garder les pieds sur terre même en situation de crise.

 

La sophrologie propose également toute une série de « techniques anti-stress » : savoir détendre corps et esprit et visualiser des situations positives créent un bien-être immédiat qui dure plusieurs heures voire plusieurs jours après la séance.

 

Des techniques spécifiques, comme par exemple la « Sophro-Acceptation progressive » ou la « Déprogrammation – Reprogrammation » permettent d’appréhender une situation fréquente qui nous stresse (comme par exemple la réunion de direction chaque lundi matin, une intervention en public, ou même une phobie). Vous apprenez à dédramatiser la situation anxiogène, à lui enlever son pouvoir négatif, puis à la vaincre pour la vivre de façon calme.

  

D’une façon générale, à travers les pratiques de sophrologie et de relaxation vous apprenez à vivre « ici et maintenant », et par ce biais à maîtriser votre mental. C’est votre mental qui fait perdurer les situations de stress vécues dans le passé en les ressassant encore et encore et en vous faisant revivre ces émotions négatives au présent.

C’est aussi votre mental qui crée les anxiétés liées à l’avenir : Et si je n’arrive pas ? Et si je tombe malade ? Et si je perds mon travail ?

 

Ce qui nous stresse…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui pourrait arriver…

 

Ce qui arrive vraiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En résumé, notre mental pollue le moment présent en nous faisant ressasser le passé, ou en nous faisant craindre l’avenir. En apprenant à vivre « ici et maintenant » on remarque et on apprécie les petits bonheurs de l’instant présent, on est plus centré (et concentré), plus calme, plus heureux et beaucoup plus armé contre le stress.

 

Il existe d’autres solutions pour mieux gérer son stress, et vivre davantage dans l’instant présent : la méditation, le yoga, le qi gong ou encore pleins d’autres. Mais la sophrologie, qui à l’origine s’est inspirée de tous ces courants, vous propose des outils puissants que vous pouvez vous approprier assez rapidement. L’objectif n’est pas de faire des séances sophrologiques pendant des années, mais d’apprendre à vous servir au quotidien des outils qui, au fur et à mesure, deviennent un mode de vie. Ce mode de vie améliorera votre équilibre émotionnel ainsi que votre bien-être, et vous rendra alors beaucoup plus résistant au stress.